Reporters Without Borders voiced concern today about
the state of health of imprisoned journalist Hamadi Jebali, who
began his second hunger strike this year on 15 September. His wife,
Wahida Jebali, has not been allowed to see him for the past two
weeks. He has been in prison since 1991.
"Hamadi Jebali's strength is weakened a little bit more by each
hunger strike," the press freedom organisation said. "We call on the
prison authorities to let Wahida Jebali visit her husband so that
she can verify his state of health."
Reporters Without Borders
added: "We also reiterate our call to President Zine el-Abidine Ben
Ali for the immediate and unconditional release of this journalist.
It is unacceptable that Tunisia, which is hosting the next World
Summit on the Information Society (WSIS), has kept him in its jails
for more than 14 years."
Reached by telephone, Wahida Jebali told Reporters Without Borders
that the last time she was allowed to visit her husband was on 20
September, when she saw him for 45 minutes. Since then, she had been
denied the right to visit him twice, on 27 September and again
yesterday. The guards claimed that he "did not want to come out" of
his cell.
Wahida Jebali sent President Ben Ali the following message by
telegram today:
"Mr. President,
"I would like to inform you that I went to visit my husband Hamadi
at Mahdia prison yesterday (4 October) and for the second time I was
told he could not receive visits. My daughters and I are very
frustrated at the idea that Hamadi is in danger and we can only ask
you, Mr. President to intercede and save the life of my husband, who
has been on hunger strike for 21 days.
"Wahida Jebali"
Aged 56, Hamadi Jebali previously staged a hunger strike from 9 to
25 April in protest against his being kept in a prison 250 km from
his family. He was transferred on 22 April to Mahdia prison, which
is 60 km from Sousse where his family lives.
Jebali was the publisher of the weekly Al Fajr, the
mouthpiece of the Islamist group An Nahda. He was arrested on 31
January 1991 and was sentenced the same day to a year in prison for
libel after publishing an opinion piece by a lawyer, Mohammed Nouri,
calling for an end to military tribunals.
At the end of a trial that violated international
standards, he was sentenced on 28 August 1992 to 16 years in jail
for "belonging to an illegal organisation" and "seeking to change
the nature of he state."
He is due to
be released in 2007.
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TUNISIE
Reporters
sans frontières très préoccupée par l'état de santé d'Hamadi Jebali,
en grève de la faim
Reporters sans frontières s'inquiète de l'état de
santé du journaliste Hamadi Jebali, détenu depuis 1991 et qui
a entamé une nouvelle grève de la faim le 15 septembre 2005. Son
épouse, Wahida Jebali, n'a pas été autorisée à lui rendre visite
depuis deux semaines.
« Les forces d'Hamadi Jebali s'amenuisent un peu plus à chaque
nouvelle grève de la faim. Nous demandons aux autorités
pénitentiaires d'autoriser Wahida Jebali à rendre visite à son
époux, afin qu'elle puisse constater l'état de santé de son mari »,
a déclaré Reporters sans frontières.
« De plus, nous réitérons, auprès du président Zine el-Abidine Ben
Ali, notre demande de libération immédiate et inconditionnelle de ce
journaliste. Il est inacceptable que la Tunisie, pays hôte du
prochain Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), le
détienne dans ses geôles depuis plus de quatorze ans », a conclu
l'organisation.
Jointe au téléphone par
Reporters sans frontières, Wahida Jebali a déclaré avoir rendu
visite à son époux, pendant 45 minutes, pour la dernière fois le 20
septembre. Depuis, elle s'est vu refuser son droit de visite à deux
reprises, le 27 septembre et le 4 octobre. Les gardiens de la prison
ont prétexté qu'Hamadi Jebali « ne voulait pas sortir » de sa
cellule.
Wahida Jebali a envoyé, le 5 octobre, un télégramme au président
Zine el-Abidine Ben Ali :
Monsieur le Président,
Je vous informe que, pour la deuxième fois, je suis allée hier (le
4 octobre 2005) visiter mon mari Hamadi à la prison de Mahdia et on
m'a dit qu'il ne pouvait pas recevoir de visite.
Mes filles et moi sommes très frustrées à l'idée qu'Hamadi est en
danger, et nous ne pouvons que vous demander, Monsieur le Président,
d'intervenir et de sauver la vie de mon mari, qui est en grève de la
faim depuis 21 jours.
Wahida Jebali
Hamadi Jebali, âgé de 56 ans, est en grève de la faim depuis 21
jours. Le 9 avril 2005, le journaliste avait déjà commencé une grève
de la faim, qu'il avait interrompue le 25 avril. Le journaliste
protestait alors contre le fait qu'il était détenu à 250 kilomètres
de sa famille.
Le
22 avril, il avait été
transféré à la prison de Mahdia, située à 60 kilomètres de Sousse,
où réside sa famille.
Rappel des faits
Hamadi Jebali, directeur de l'hebdomadaire Al Fajr,
organe du mouvement islamiste An Nahda, est détenu depuis 1991.
Incarcéré à la prison de Mahdia où il avait été transféré le 22
avril 2005, il devrait être libéré en 2007.
Arrêté le 31 janvier 1991, Hamadi Jebali a été condamné, le même
jour, à un an de prison pour « diffamation » après la publication
d'un article de l'avocat Mohammed Nouri demandant la suppression des
tribunaux militaires.
Le 28 août 1992, Hamadi
Jebali a été condamné à seize ans de prison pour « appartenance à
une organisation illégale » et « volonté de changer la nature de l'Etat
». Le procès s'est déroulé dans des conditions déplorables au regard
des standards internationaux.
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