La Famille du journaliste Abdallah ZouariEntame une grève de la faim


SOLIDARITE TUNISIENNE

 A son 28ième jours de grève de la faim, le journaliste Tunisien Abdallah Zouari toujours déporté dans l’extrême sud tunisien et maintenu éloigné de ses proches a été rejoint dans son action de protestation par sa famille qui annonce qu’elle entame cedimanche 21 février une grève de la faim en soutien à son chef déporté.

Après presque 3 ans d'éloignement forcé, et 28 jours extrêmement éprouvants de grève de la faim de leur père, les enfants ZOUARI choqués et désespérés par la réaction des autorités officielles en Tunisie dénigrant leur père et reniant des faits communément admis, n’ont trouvé d’autre choix que de recourir au même moyen usité par tout les libres de la Tunisie martyrisée.

Il est triste de rappeler que cette famille Tunisienne entame une grève de la faim pour revendiquer tout simplement le droit « naturel » de mener une vie  « normale » de laquelle elle a été  privée depuis maintenant 13 ans.

 Les membres de la famille qui seront en grève sont:

1-     Mme Mahbouba Chabchoub la mère de monsieur Zouari 75 ans

2-     Mme Zouari

3-     Khaoula Zouari étudiante (sa fille aîné)

4-     Intissar Zouari  élève (sa fille)

5-     Tahar Zouari élève (son fils)

6-     Aymen Zouari (son fils)

Nous rappelons que Monsieur Zouari a été hospitalisé le samedi 5 février, 13 jours après le début de sa grève de la faim. Son état de santé ne cesse de se dégrader de jour en jour et plus particulièrement ses trois derniers jours, il n'arrive pas à se tenir debout.

Monsieur Zouari vit totalement isolé dans un village sans aucun suivi médical. Les autorités ont même tenté d’empêcher le Docteur Fethi TOUZRI de lui rendre visite afin de l’examiner. Le médecin n’a pu accéder au lieu de déportation de Mr ZOUARI à Hassi Jerbi qu’après maintes tracasseries et tentatives de l’en dissuader.   De tel agissements de la part des autorités mettent sérieusement en danger la vie de M ZOUARI.

Nous renouvelons nôtre appel à plus de solidarité avec ce journaliste déporté et sa famille martyrisée dans un pays qui n’a pourtant cessé de recevoir les bénédictions des démocraties

Secrétaire Général Fathi Ennaes  

B A C K